La criée - bande noir
Dussaud Georges

Dussaud Georges

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Dans la lumière du Kerala

2000

17 photographies noir et blanc
Tirage sur papier baryté, contrecollées sur aluminium
60 x 90 cm

8 photographies noir et blanc
Tirage sur papier baryté, contrecollées sur aluminium
40 x 60 cm

6 photographies noir et blanc
Tirage sur papier rc, contrecollées sur aluminium
60 x 150 cm

4 impressions jet d’encre sur tissu suspendues dans l’espace d’exposition
130 x 200 cm

Œuvre produite dans le cadre de l’exposition "Dans la lumière du Kérala”,
8 septembre 2000 - 31 octobre 2000

Production
La Criée centre d’art contemporain, Rennes

Collection de l’artiste

Vue de l'exposition Georges Dussaud "Dans la lumière du Kérala", 2000. Photo Georges Dussaud.

Vue de l'exposition Georges Dussaud "Dans la lumière du Kérala", 2000. Photo Georges Dussaud. Vue de l'exposition Georges Dussaud "Dans la lumière du Kérala", 2000. Photo Georges Dussaud. Vue de l'exposition Georges Dussaud "Dans la lumière du Kérala", 2000. Photo Georges Dussaud.


[+TEXTE]

Pendant l’été 1999, Georges Dussaud séjourne dans la région du Kerala en Inde pour photographier et témoigner de la vie quotidienne et des arts traditionnels. Il porte un regard poétique sur l’Inde en photographiant les écoles de Kathakali - travail sensuel des corps, satiné du grain de la peau ; les entraînements de Kalarippayatt - tension de la lutte, respect du maître ; ou les paysages - récolte du riz, marché aux vaches, envol de corbeaux. Le matériel discret et silencieux qu’il utilise lui permet d’avoir une approche intimiste et pleine d’empathie.

Dans la lumière du Kerala (2000) est une série de photographies en noir et blanc qui se décline selon différents formats et supports : 17 photographies de 60x90 cm ; 8 photographies de 40x60 cm ; 6 vues panoramiques de 60x150 cm ; et l’installation éphémère de 4 impressions jet d’encre sur tissu suspendues dans l’espace.

La photographie chez Georges Dussaud repose sur sa sensibilité. Il ne s’agit pas de montrer le réel, mais de l’interpréter, de travailler sur des intuitions. Le noir et blanc, la lumière naturelle, l’utilisation de films à grande sensibilité mettent en exergue une dimension esthétique et plastique, et annihilent l’aspect rigoureux de la discipline.
L’instant n’est pas volé. « Le temps de la photographie est d’abord le moment confiné où le photographe approche, apprivoise son sujet. Entrer dans des écoles de Kathakali pour photographier les maîtres et les enfants n’est pas une démarche aisée dans ces lieux où l’enseignement reste traditionaliste. Georges Dussaud sait créer ce rapport d’humanité, d’intimité et de respect qui, avec la patience, inspire la confiance de celui qui lui donnera la photographie. Offrande, abandon de soi - ce temps sans espace est celui du silence. Il est difficile de l’évaluer, il peut paraître très long mais être en réalité très bref, c’est ce moment où chacun se retrouve face à soi, comme devant un miroir mental. Moment de gêne jusqu’à ce que le silence fasse sens. Puis vient l’instant fugace, invisible - seconde qui se fige sur le papier photographique. Le geste s’est déjà évanoui, et pourtant il restera suspendu, livré à l’éternité et à une multitude de regards. »

Alexandra Gillet, « Dans la lumière du Kerala : une histoire de temps », in La Griffe, n°96, 25 octobre - 7 novembre 2000


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La criée - bande noir

Bio-bibliographie

Dussaud Georges
Dussaud Georges

Né en 1934 à Brou
Vit et travaille à Châteaugiron

[+infos]

Liens Internet

http://www.dussaud-g.fr