La criée - bande noir
Contour Catherine

Contour Catherine

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Chambres - étapes chorégraphiques en chambres d’hôtels

2000

Interventions chorégraphiques dans les chambres de l’hôtel d’Angleterre, rue du Maréchal Joffre, Rennes

Avec : Catherine Contour, Olivier Gelpe, Emmanuelle Huynh-Thann-Loan, Latifa Laâbissi, Julie Nioche, Rachid Ouramdane, Christian Rizzo, Hélène d’Hervé

Intervention réalisées dans le cadre de la manifestation “Déplacer ”,
17 mars - 9 avril 2000, La Criée centre d’art contemporain, Rennes

Production
La Criée centre d’art contemporain, Rennes

Catherine Contour, "Chambres - étapes chorégraphiques en chambres d'hôtels", 2000.

Catherine Contour, "Chambres - étapes chorégraphiques en chambres d'hôtels", 2000.


[+TEXTE]

« Chambre se déroule dans une chambre d’hôtel retenue à la journée : les lits sont des scènes, les fenêtres, les placards, les salles de bain des territoires d’investigation et d’aventure corporelle. Selon les jours, le chantier peut se dérouler à huis clos où s’ouvrir à quelques spectateurs invités à partager un espace de proximité extrême, restreint, encombré, parfois surpeuplé. A certains moments, les actants revêtent des masques enfantins (mickey, spirou, etc.) qui évoquent et mettent en abîme les jeux du spectaculaire. Ainsi, entre l’intime et le public, entre l’aspect dépersonnalisé et les connotations émotives très lourdes, la chambre d’hôtel s’offre comme laboratoire de manipulations à la fois très concrètes et très immatérielles. Ici encore, aucune recherche d’un régime gestuel spécifique ou unitaire : il y a des actions, des attentes, des situations suscitées ou non, des jeux avec le mobilier. Et surtout un exercice de cohabitation sans véritable début, sans achèvement non plus - puisqu’une fois le public parti, le chantier peut très bien continuer le lendemain. »

Laurence Louppe, extrait de « Chambres, sites, etc. », in Art Press, avril 1999


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Autoportraits

2001

Trois dispositifs :

1- Dispositif eau : bassin d’eau occupant la moitié de l’espace avec des fauteuils flottants.

2- Dispositif nourriture : alignement de tables sur tréteaux ; pâtisseries.

3- Dispositif horizontalité : rabaissement progressif du plafond par un maillage de cordes, sol en papier bulle recouvert d’un tapis.

Invités : Frédéric Nogray (sonographe), Christine Burgos et Olivier Gelpe (artistes chorégraphes)

Témoins : Jean-Paul Thibeau, Hervé Thoby, Solenn Camus, Agnès Dahan

Œuvre produite pour l’exposition "Autoportaits”,
27 novembre 2001 - 15 décembre 2001

Production
- La Criée centre d’art contemporain, Rennes
- Centre Chorégraphique National de Rennes et de Bretagne

Catherine Contour, "Autoportraits" (dispositif nourriture), 2001.

Catherine Contour, "Autoportraits" (dispositif eau), 2001. Catherine Contour, "Autoportraits" (dispositif eau), 2001. Catherine Contour, "Autoportraits" (dispositif eau), 2001. Catherine Contour, "Autoportraits" (dispositif eau), 2001. Catherine Contour, "Autoportraits" (dispositif nourriture), 2001. Catherine Contour, "Autoportraits" (dispositif nourriture), 2001. Catherine Contour, "Autoportraits" (dispositif nourriture), 2001. Catherine Contour, "Autoportraits" (dispositif nourriture), 2001. Catherine Contour, "Autoportraits" (dispositif horizontalité), 2001. Catherine Contour, "Autoportraits" (dispositif horizontalité), 2001. Catherine Contour, "Autoportraits" (dispositif horizontalité), 2001. Catherine Contour, "Autoportraits" (dispositif horizontalité), 2001. Catherine Contour, "Autoportraits" (dispositif horizontalité), 2001.


[+TEXTE]

« Dès 1991, j’engage un travail sur l’autoportrait, questionnant mon corps et sa danse, ma démarche et mes choix, en relation avec un travail d’images Polaroïds, films Super-8 et d’un journal chorégraphique en vidéo. Je filme au fil des jours ce que je croise et qui nourrit ma danse : des fragments de paysages, d’objets, des choses, des danses. Percevoir et traduire cette perception du monde en fabriquant des petits dispositifs spectaculaires : improviser dans un cadre très précisément composé (choix de l’endroit, de l’heure, d’éléments vestimentaires, sonores, d’accessoires...) pour la caméra. Par cette pratique, proche du carnet de croquis, des études, se poursuit le travail de création. Retour à soi dans la solitude du studio, ouverture à l’espace géographique, politique, environnant et associations avec d’autres artistes. Mises en tension d’agencements et d’états de corps. Ce travail est ponctué de propositions spectaculaires. »

Catherine Contour, in affiche Catherine Contour, Mont Saint Martin : Association KOB

« Ce qui prévaut alors dans les autoportraits de Catherine Contour, c’est la quête de ce qu’elle nomme un processus de « fabrique du corps » : panoplies (masques et vêtements) à expérimenter, éléments visuels, textuels et sonores à explorer, matériaux divers (ouate, nourriture...) à manipuler. De telles actions combinatoires et évolutives constituent un premier temps fondamental d’expérience où la notion d’autoportrait se refuse à une simple représentation figurative et achevée de l’artiste. Il importe de préciser que ce temps d’action et d’expérience corporelle accorde une importance à la spécificité du lieu d’intervention. De plus, la fabrique du corps produit du mouvement, de la matière, du son et touche le spectateur au-delà d’une simple activité scopique, à la différence des autoportraits peints, sculptés ou photographiés. Pourtant, il ne s’agit pas non plus d’un autoportrait dansé au sens d’une scénographie et d’une chorégraphie prédéfinies dont la forme serait exclusivement spectaculaire. »

Larys Frogier, communiqué de presse de l’exposition Catherine Contour, autoportrait à La Criée, 2001


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La criée - bande noir

Bio-bibliographie

Contour Catherine
Contour Catherine

Née en 1960 à Paris
Vit et travaille à Chartreuse, Grenoble

[+infos]

Liens Internet

http://www.maisoncontour.org