La criée - bande noir
Castro Jota

Castro Jota

ligne

Torino Junknews

2004

50 néons torsadés bleu et rouge, 50 sacs poubelles transparents 130 litres, journaux, transformateurs
Dimensions variables

Œuvre produite pour l’exposition " pour Amiel...”
4 novembre 2004 - 24 décembre 2004
dans le cadre du Festival Mettre en Scène 2004 organisé par le Théâtre National de Bretagne, Rennes.

Production
La Criée centre d’art contemporain, Rennes

Courtesy galerie Massimo Minini, Brescia

Jota Castro, "Torino Junknews", 2004, courtesy Galerie Massimo Minini, Brescia. Photo Benoit Mauras.

Jota Castro, "Torino Junknews", 2004, courtesy Galerie Massimo Minini, Brescia. Photo Benoit Mauras. Jota Castro, "Torino Junknews", 2004, courtesy Galerie Massimo Minini, Brescia. Photo Benoit Mauras. Jota Castro, "Torino Junknews", 2004, courtesy Galerie Massimo Minini, Brescia. Photo Benoit Mauras. Vue de l'exposition "Jota Castro, ...pour Amiel", 2004. Photo Benoit Mauras.


[+TEXTE]

Torino Junknews est un hommage rendu à l’Arte Povera, mouvement artistique apparu à Turin en Italie à la fin des années 1960. Proposant de rétablir un contact direct avec les matériaux pauvres et naturels (charbon, pierre, terre, verre, etc.), l’Arte Povera s’inscrit dans un climat de revendication politique pour l’établissement d’une "autre société" et d’un autre mode de perception. Les sacs poubelle en plastique transparent contiennent des articles de presse froissés et sont fermés par des noeuds de tubes de néon. Avec cette installation, Jota Castro interroge notre rapport à l’actualité et notre manière de construire, d’assimiler, de digérer et de se réapproprier l’information.

En 1998, après avoir travaillé pour les Nations Unies et l’Union Européenne, Jota Castro décide de mettre un terme à sa carrière diplomatique internationale pour opérer dans le champ de l’art. Cet artiste franco-péruvien réalise des sculptures, des installations ou des évènements liés aux problématiques économiques, sociales et politiques actuelles.

Il serait pourtant erroné de réduire l’œuvre de Jota Castro au seul "art politique". L’enjeu est plutôt de dévoiler le pouvoir des discours en plaçant souvent le langage et les signes visuels au centre de sa pratique artistique. L’association de noms propres, la retranscription de débats politiques, la référence à l’histoire de l’art ou encore les jeux de mots, provoquent davantage le trouble et l’ambiguïté chez le spectateur que l’affirmation rassurante d’une pensée établie.

Jota Castro utilise l’art à des fins critiques en proposant des interventions parfois polémiques, mais en totale rupture avec la vérité d’un discours idéologique. Il réinterprète, non sans humour, les codes visuels ou linguistiques, s’approprie des images, des expressions préexistantes et explore ainsi les formes de communication.


ligne

Breaking Icons

2004

100 cadres en bois, 100 photocopies noir et blanc, verre brisé
59,4 x 42 cm chaque cadre

Œuvre produite pour l’exposition " pour Amiel...”
4 novembre 2004 - 24 décembre 2004
dans le cadre du Festival Mettre en Scène 2004 organisé par le Théâtre National de Bretagne, Rennes.

Production
La Criée centre d’art contemporain, Rennes

Courtesy galerie Massimo Minini, Brescia

Jota Castro, "Breaking Icons", 2004, courtesy Galerie Massimo Minini, Brescia. Photo Benoit Mauras.

Jota Castro, "Breaking Icons", 2004, courtesy Galerie Massimo Minini, Brescia. Photo Benoit Mauras. Vue de l'exposition 'Jota Castro, ...pour Amiel", 2004. Photo Benoit Mauras.


[+TEXTE]

Breaking Icons (briser les icônes) présente les portraits d’intellectuels, d’artistes ou d’hommes politiques qui ont eu une influence décisive et constructive dans la vie de Jota Castro.
Les cadres de verre ont été brisés par l’artiste au marteau. Entre admiration et rejet, ce geste met aussi à l’épreuve notre tentation à reconnaître ces portraits. L’œuvre devient alors une métaphore de la violence symbolique qui consiste à se libérer de la fascination produite par nos idoles pour opérer nos propres choix.


ligne

Motherfuckers never die

2004

3 caissons lumineux
180 x 120 cm chaque caisson

Œuvre produite pour l’exposition " pour Amiel...”
4 novembre 2004 - 24 décembre 2004
dans le cadre du Festival Mettre en Scène 2004 organisé par le Théâtre National de Bretagne, Rennes.

Production La Criée centre d’art contemporain, Rennes

Courtesy galerie Massimo Minini, Brescia

Jota Castro, "Motherfuckers never die" (1 élément sur 3), 2004, courtesy Galerie Massimo Minini, Brescia. Photo Benoit Mauras.

Jota Castro, "Motherfuckers never die" (1 élément sur 3), 2004, courtesy Galerie Massimo Minini, Brescia. Photo Benoit Mauras. Jota Castro, "Motherfuckers never die" (2 éléments sur 3), 2004, courtesy Galerie Massimo Minini, Brescia. Photo Benoit Mauras.


[+TEXTE]

Motherfuckers never die (Les fils de putes ne meurent jamais) : trois caissons lumineux de couleurs différentes présentent des listes de personnes et d’institutions qui, selon Jota Castro, occupent des positions controversées.
Le caisson violet dresse l’inventaire des entreprises et des multinationales qui régissent l’économie mondiale.
Le caisson rouge est une liste subjective qui énumère des noms de politiques et d’intellectuels.
Le caisson noir énonce les noms d’islamistes kamikazes au Moyen-Orient.

Pour chaque caisson, présenté sous la forme d’une liste ou d’un plan de table de réunion, Jota Castro a utilisé la typographie officielle des Nations Unies, ce qui provoque des rencontres ambiguës.


ligne

imprimerlignelignerss
La criée - bande noir

Bio-bibliographie

Castro Jota
Castro Jota

Né en 1965 au Pérou
Vit et travaille à Bruxelles

[+infos]

Liens Internet

http://www.jotacastro.eu