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Adel
Abdessemed
Né en 1971 à Constantine (Algérie)
Vit et travaille à Berlin |
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Expositions
personnelles
| 2001 |
ZEN, in "Sous
la Terre, il y a le ciel", Projectroom
Kunsthalle Bern, Suisse
Galerie Laura Pecci, Milan, Italie |
Expositions
collectives
| 2002 |
Institute of Visual
Arts, Milwaukee, Wisconsin
Art Chicago 2002, Chicago
Art as a thinktank, Puerto Rico
Videotraffic, Londres
Adel Abdessemed,
CAC Vassivière
Centre Régional d'art contemporain,
Sète
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| 2001 |
Triennale de Yokohama,
Japon
Uniform - Order and Disorder, PS1,
New York
Le Ludique, Musée du Québec,
Canada
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| 2000 |
Manifesta 3,
Ljubiana, Slovénie
Juste au corps, de la peau au vêtement,
La Criée centre d'art contemporain,
Rennes
Paris pour escale, Musée d'Art
Moderne de la Ville de Paris, Paris
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| 1999 |
Chrysalide,
UR Woolways99, Paris
Biennale des jeunes créateurs
d'Europe et de la Méditerranée,
proposition de Janis Kounellis, Rome, Italie
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Livres
d'artistes
Question
nary , 2001 |
Textes
"Strangers
in New York", interview Adel Abdessemed
et Sislej Xhafa par Massimiliano Gioni, in
Flashart International, n°218,
pp. 134-137, Mai-juin 2001
Paulo
Herken hoff, in Catalogue PS1, 2001
Ann
Demeester, "Adel Abdessemed", in
Catalogue Poeziezomer, Watou, pp. 223-224,
301, 2001
Hou
Hanru, "Adel Abdessemed", in Catalogue
Pusan Biennal, Corée, 2000
Hou
Hanru, "Adel Abdessemed", in Catalogue
Final di Partita, Endgame, Fin de partie,
Florence, pp. 46-47, 2000
Lise
Guéhenneux, "Chrysalide",
in catalogue Passeurs, Lyon : Le Rectangle,
2000
Guy Tortosa, " Adel Abdessemed, un tas
de choses ", in Visuel(s) revue d'arts,
n°9, 2000 |
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Zen
2000
vidéo couleur
vidéo-projection
20 mn
Exposition Juste au
corps, de la peau au vêtement, 16 juin
- 2 septembre 2000
Production La Criée centre d'art contemporain
Collection de l'artiste

"
Zen est une action filmée. On y
voit un homme noir, torse nu, debout dans un jardin
public. Un premier plan en plongée au-dessus
du corps dévoile une présence stable
et tranquille en attente d'un événement
proche. Effectivement, une main, celle de Julie
Abdessemed, entre dans le champ de l'image pour
déverser une bouteille de lait sur les
cheveux, les épaules et le reste du corps
de l'homme noir.
Magie
de la rencontre et du don : par la présence
calme et accueillante de l'homme noir, l'artiste
offre, au-delà de son regard, un bien précieux
et nourricier, le lait. Entre ta peau et ma peau,
l'acte du toucher s'effectue par la caresse liquide
du lait blanc. Zen est une uvre généreuse,
humble et brute dans le rapport qu'Adel Abdessemed
instaure au vivant.
Zen
fait se succéder des plans en plongée
de cette douche de lait avec des plans frontaux
et rapprochés du visage. De ce montage
d'images émerge une sensibilité
trouble du contact du corps à la matière
lactée : beauté extrême des
ruissellements du liquide blanc sur les cheveux
crépus et sur la peau noire rétive
à tout blanchissement ; expressivité
du visage réagissant au lait froid déversé
sur le corps. Ce qui aurait pu être vécu
par l'homme noir comme une agression est reçu
tout simplement comme un pacte mutuel de sensations
à éprouver. "
Larys
Frogier, brochure de l'exposition Juste au
corps, de la peau au vêtement, Rennes
: La Criée centre d'art contemporain, 16
juin - 2 septembre 2000
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The green book
2002
Livre d’artiste
112 pages
édité à 1000 exemplaires dont 50 numérotés
Prix de vente : 26,30 euros (édition courante)
40,00 euros (édition limitée)
Co-édition : Centre National d’Art et du Paysage de Vassivière
La Criée Centre d’Art Contemporain de la ville de Rennes
Trafic / Frac Haute-Normandie
Frac Champagne-Ardenne
Edité à l’occasion de l’exposition Adel Abdessemed, Centre National d’Art et du Paysage de Vassivière, automne 2002-hiver 2003.

The green book est un livre d’artiste réunissant, sous une couverture qui emprunte son motif au camouflage militaire, une quarantaine d’hymnes nationaux dans leur langue d’origine (français, anglais, japonais, berbère, chinois...). Manuscrits, dactylographiés ou photocopiés, ces hymnes sont inscrits sur des supports de provenances et de tailles variées allant de la simple feuille blanche (souvent tâchée) à de grandes affiches bariolées, en passant par des sets de table ou même un menu de fast-food. Afin de rendre compte des choix formels effectués par l’expéditeur, choix plus ou moins hasardeux, plus que moins significatifs, chaque transcription a fait l’objet d’une copie recto-verso en fac-similé. Au dernier hymne succèdent des photographies nous replaçant dans l’univers d’un contrôle de bagages à l’aéroport. Quant aux dernières pages du livre, elles sont restées vierges.
Adel Abdessemed est par la force des choses habitant du monde et son œuvre, reflet de son nomadisme qui l’a conduit successivement d’Algérie en France, puis de France en Allemagne. Par la simple présentation d’une quarantaine d’hymnes nationaux venus des quatre coins du monde et rassemblés sous une enveloppe “ camouflante ”. The green book soulève une nouvelle fois la question de l’identité nationale et individuelle sous tendant une recherche plus profonde sur les fondements de la Liberté. Au delà de leurs fonctions d’emblèmes, de symboles des nations, ces chants patriotiques servent également à exalter les valeurs revendiquées comme fondamentales, valeurs dans lesquelles tout un peuple se reconnaîtrait. Mais dans les faits, si nous prenons le cas de la France, les valeurs de Liberté, d’Egalité et de Fraternité trouvent-elles véritablement écho dans La Marseillaise ? D’ailleurs, “ How do we still speak about freedom, when we cross borders ? Whose freedom are we talking about ? ” demande Adel. The green book témoigne à sa façon de ce triste constat que la liberté est le prix d’une conquête, le tribu des puissants, la liberté ne s’arrête pas là où commence celle des autres, il y a des libertés prises, d’autres permises, autorisées, accordées, tolérées mais toujours surveillées, conditionnelles. Ces propos ne sont pas le fruit de spéculations mais bien de l’expérience que souhaite nous faire partager Adel : “ My work lives on the border between different languages and identities. When I was a child, they taught me there where different nations and continents. I thought there were just stories. But when I started to travelling, I realized those stories were true”. Les dernières pages du livre sont-elles effacées ou à écrire ? [Silence]
Aurélie Bruhl.
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