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Kader
Attia
N é en 1970 à Dugny (Seine Saint-Denis,
France)
Vit et travaille à Paris |
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Expositions
personnelles (sélection)
| 2003 |
Art 34 Basel,
Bâle. Exposition de l'uvre Correspondance,
stand galerie Kamel Mennour, Paris.
50ème Biennale de Venise, Fault
Lines. Commissaire Gilane Tawadros
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| 2002 |
Alter Ego,
galerie Kamel Mennour, Paris
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| 2001 |
Photostories,
galerie Martine et Thibault de la Châtre,
Paris
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| 2000 |
La
Piste d'Atterrissage, diaporama, l'Atelier,
Centre National de la Photographie, Paris
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Expositions
collectives (sélection)
| 2003 |
Ouvertures Algériennes,
créations vivantes, La Criée
centre d'art contemporain, Rennes
Voyages d'artistes, Fondation Electra,
Paris
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| 2002 |
Paris-Photo,
galerie Kamel Mennour, Paris
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| 2001 |
Photostories,
galerie Martine et Thibault de la Châtre,
Paris
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| 2001 |
Les
vertus sont des titres, les souffrances
sont des droits, Frac Poitou-Charentes,
Angoulême
L'Alchimie de la rencontre, Frac
Champagne-Ardennes, Reims
FIAC, galerie Kamel Mennour, Paris
L'état des choses part.1,
Kunst-Werke, Berlin. Commissaire : Catherine
David
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| 1997 |
Instants
urbains, galerie l'il du huit,
Paris
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| 1996 |
Humains,
Humanistes, Centre Culturel Français,
Brazzaville, République du Congo
Traces, empreintes, Mairie du 3ème
arrondissement, Paris
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Catalogues
d'expositions
50ème
Biennale de Venise, Fault Lines, 2003,
Commissaire Gilane Tawadros. Entretien avec
l'artiste.
Ouvertures
Algériennes, créations vivantes,
2003, La Criée centre d'art contemporain,
Rennes. Entretien avec l'artiste, texte Larys
Frogier.
Alter
Ego, 2002, galerie Kamel Mennour, Paris.
Entretien de l'artiste.
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Portfolio
et commandes pour périodiques
Nova
Magazine, mars 2000
L'Evénement
du Jeudi, février 2000
Libération,
février 2000
DS
Magazine, octobre 1999
Echo
des Savanes, septembre 1999
Nova
Magazine, avril-mai-juillet-août
1999
Têtu,
juin 1999
Le
Monde, avril 1999
Libération,
mars-avril 1999
Combat,
décembre 1998
L'humanité
dimanche, novembre 1996-juin 1997
Clara
Magazine, septembre 1997
Photographie
Magazine, juillet-août 1997
Radikal,
septembre-octobre 1996
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Correspondance
2003
Diapositives et séquences vidéo transférées sur dvd, son
26 mn
Exposition Ouvertures algériennes, créations vivantes, 5 juin - 14 août 2003
Co-production La Criée centre d'art contemporain, Rennes / galerie Kamel Mennour, Paris
Courtesy galerie Kamel Mennour, Paris
Collection de l'artiste

1ère partie, 13mn
En alternant des photographies et de courtes séquences
vidéo, Kader Attia visualise les liens
et ruptures entre les modes de vie d'une partie
de sa famille vivant dans la banlieue parisienne
(Garges-les-Gonesses) et d'autres proches restés
dans la région de l'Atlas algérien.
L'ensemble de la projection est accompagné
d'une bande son qui compose un voyage sur différentes
stations de la bande FM pour diffuser des informations
et des musiques populaires franco-algériennes.
Entre le constat ethnologique et l'approche sensible
des êtres humains, cette Correspondance
déploie une vision subtile et émouvante
des questions liées aux rapports socio-économiques
du déracinement ou de la quête de
valeurs ancestrales, de l'identité ou de
l'aliénation culturelle.
2ème
partie, 13mn
Sous-titrée " La jeune fille qui voulait
se marier ", cette seconde partie propose
le portrait filmé de Samira, cousine de
Kader Attia. Cette séquence visualise en
fait l'adresse que fait Samira d'une demande en
mariage au frère de l'artiste. Sensible
et subtil, le portrait s'envisage ici dans un
rapport de séduction tout en finesse qui
oscille entre la description de la jeune femme
par elle-même, le récit de ses valeurs
de vie, ainsi que l'affirmation d'une présence
charnelle, voire sensuelle, devant la caméra.
Kader Attia devient ainsi, non pas le simple entremetteur
d'une négociation de mariage, mais le récepteur
et le messager d'une parole étonnamment
vivante.
Ce qui touche dans cette uvre, c'est d'abord
un geste d'offrande envers ses proches qui sont
séparés entre la France et l'Algérie.
Ce don de l'image et du son aux autres traverse
le diaporama de bout en bout, comme s'il s'agissait
de réconcilier deux mondes si différents
et si proches à la fois. L'impact visuel
de cette correspondance tient dans la tension
sensible entre ce qui se joue à côté
et entre les images : la mémoire de lieux
que l'artiste redécouvre en Algérie,
la beauté d'instants simples partagés
à Garges-les-Gonesses ou à Sétif,
l'hommage à une culture algérienne
que les enfants d'immigrés ont beaucoup
de mal à reconnaître. Le punctum(1)
dont parle Roland Barthes se retrouve alors au
travers de détails visuels qui envahissent
l'image : le léger mouvement des fleurs
au milieu des tombes de sa famille, la matière
accidentée d'un mur sur lequel est inscrit
le graffiti " Visa ", le grain de peau
d'une main qui tend une photographie, le vide
qui sépare l'immeuble d'une cité
et le visage flouté d'un jeune homme situé
dans le coin de l'image. Tous ces points sensibles
ponctuent le diaporama et constituent la trame
qui lie les images entre elles. Il ne s'agit donc
pas de documenter selon une logique narrative,
mais plutôt d'opérer des sauts qualitatifs
du punctum entre une image et une autre.
Larys Frogier, " Photographier le lien, vivre
la mémoire ", in Ouvertures algériennes,
créations vivantes, catalogue de l'exposition,
Rennes : La Criée, centre d'art contemporain,
2003
(1)" Le punctum
est une sorte de hors-champ subtil, comme si
l'image lançait le désir au-delà
de ce qu'elle donne à voir : pas seulement
vers " le reste " de la nudité,
pas seulement vers le fantasme d'une pratique,
mais vers l'excellence absolue d'un être,
âme et corps mêlés. "
Roland Barthes, La Chambre claire : note sur la
photographie, Paris : Cahiers du cinéma/Gallimard/Seuil,
1980, p.93.
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