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Barthélémy Toguo
Né en 1967 à M’Balmayo (Cameroun)
Vit et travaille à Düsseldorf (Allemagne), Paris (France) et Bandjoun (Cameroun).


Expositions personnelles (sélection)
2002 .Mamie water, galerie Anne de Villepoix, Paris
Puk, Puk, Puk, CCC, Tours
Epidémies, Institut Goethe, Yaoundé, Cameroun


2001 Art Unlimited, Basel, Suisse

2000 Virgin Forest, La Criée centre d'art contemporain, Rennes
Continental Shift, Bonnefanten Museum, Maastricht

1999 Baptism, Kunstmuseum Düsseldorf in der Tonhalle, Düsseldorf
Barthélémy Toguo, Galerie Barnoud, Dijon

1998 Parasites, Centre d'Arts Plastiques, Saint-Fons

1996 Barthélémy Toguo, Goethe Institut, Yaoundé (Cameroun)

1994 Pôle Européen, Saint-Martin d'Hères, Grenoble

Expositions collectives (sélection)
2002 Biennale Busan, Corea Künsterhaus von Thurn und Taxis, Bregenz, Autriche
Postcards, Biennale de Dakar, Sénégal
Ökonomien der Zeit, Museum Ludwig, Cologne

2001 Intrinsecus, Studio Casoli, Milan, Italie
Selections Fall 2001, The Drawing Center, New York
Naturaza, Utopias y Realidades, International Contemporary Art Meeting, Osorio

2000 Partage d’exotisme, Biennale de Lyon, Lyon
Centre National de la Photographie, Paris

1999 7ème triennale der Kleinplastik, SW Forum, Europa - Africa, Stuttgart
Managers de l'immaturité, Le Magasin, centre national d'art contemporain, Grenoble
Diaspora, International art meeting, Oviedo (Espagne)

1998 Vidéos 98, Musée d'art contemporain, Lyon
A quoi rêvent les années 90, espace Miraphalaina, Montreuil ; Goethe Institut, Yaoundé (Cameroun)
Biennale Internationale de Dakar, Dakar (Sénégal)

1997 Kunstmuseum, Kunstpalast, Düsseldorf
Centre Genevois de Gravure Contemporaine, Genève
Artist photos, In vitro Südwest LB, Stuttgart Mannheim, Genève

1996 Discussion, discussion, discussion, Musée de Saint-Maur, Saint-Maur
Das Bett, Hohenstaufenring, Cologne

1995 Musée Wilhem Lembruck, Stadtische Museum, Duisbourg Heilbronn (Allemagne)

1994 Biennale internationale de Saint-Quentin, Saint-Quentin

1993 Goethe Institut Insaac, Abidjan
Festival des cultures du monde et des droits de l'homme, Paris

 

Catalogues personnels

Barthélémy Toguo : Virgin Forest, Rennes : La Criée, 2000
Migrateurs, Paris : Musée d’art Moderne de la Ville de Paris, 1999
Barthélémy Toguo : Parasites, Saint-Fons : Centre d’Arts Plastiques, 1998.

Articles

François Piron, « Welcome to Spiral Land », Blocnotes, automne 1999, n°17.
Cédric Aurelle, « Epopée avec visa », Mouvement, octobre-décembre 1999, n°6.
Emmanuel Lequeu, « Mon travail c’est moi », ADEN, Les Inrockuptibles/Le Monde, 28 avril-4 mai 1999, n°74.
Richard Leydier, « Barthélémy Toguo », art press, 1998, n°138.
« Dakar 98 », Cimaise, n°253.


Livres d'artistes

Barthélémy Toguo : Labyrinth Process, Rennes : La Criée centre d’art contemporain ; Nantes : Michel Baveray éditeur, 2000.



Virgin Forest
2000

installation éphémère in situ
Structure en bois recouvrant les murs de La Criée et supportant des dessins, aquarelles, photographies, collages. Cartons d’emballage dépliés et collés au sol
dimensions 8x15 m

Exposition Virgin Forest, 14 janvier - 4 mars 2000
Production La Criée centre d’art contemporain




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Barthélémy Toguo, Virgin Forest, 2000 vue de l'exposition, La criée, centre d'art contemporain
photo : Alexandra Gillet


J’ai l’habitude de travailler l’espace d’exposition où je présente mes travaux. Les gens entrent dans « Virgin Forest » où ils découvrent mon travail. La salle est transformée en un immense bateau, métaphore qui emmène les visiteurs dans mon univers. Je m’attache à créer des atmosphères, des émotions, des sensations fortes et des petites réflexions sur notre société contemporaine. J’ai recouvert le sol avec des cartons d’emballage en provenance de divers horizons. Ils illustrent bien les relations entre le Nord et le Sud, qui oscillent entre l’import de produits et l’export des personnes. On peut le voir dans la vieille Europe. Mes travaux et moi assumons la même condition que ces produits soumis à l’exil. »1 Sur cette structure en forme de bateau en construction prolifèrent différentes œuvres antérieures. La série d’aquarelles Baptism retrace une anecdote personnelle : la famille de Bathélémy Toguo s’inquiétant de ne pas le voir entouré de femmes et d’enfants lui conseille de consulter un guérisseur. Baptism nous plonge dans un monde hallucinatoire dans lequel plane les propres folies de l’artiste. En regard, collages, photographies, dessins retracent un cheminement entre des performances (Transits), des visages issus de rencontres (Ciudad de Oviedo), des réflexions sur la dualité Nord/Sud, ou le thème de l’exil.

1Barthélémy Toguo, entretien avec Virginie Sébille, livret de l’exposition Virgin Forest, 2000

Le travail de Barthélémy Toguo procède par l’accumulation, et la prolifération de signes propres à perturber et à interroger les clichés et les clivages entre monde « occidental » et monde « non-occidental » (puisqu’à ce sujet la dénomination s’opère par exclusion). Dans sa pratique, il est assez significatif de constater que deux esthétiques se côtoient, s’affrontent ; stigmatisant son parcours personnel et le déracinement. Entre des portraits photographiques et des dessins ou des sculptures plus brutes réalisés avec des matériaux propres à une tradition, une géographie, le bateau se présente comme une réponse possible aux paradoxes produits par l’im(é)migration.
Alexandra Gillet

 

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