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Marika Bührmann
née en 1971 dans l'Allier
Vit et travaille à Nantes et Paris

Expositions personnelles (sélection)
2004 à l'instant, lecture - performance, Galerie de l'Ecole d'Art du Havre

2003 ... pour survivre à la vie, Bibliothèque Anne Franck, Saint-Nazaire
2002

Je voudrais rencontrer quelqu'un(e), Paris, Nantes, Annecy, L'arteppes

2001

Je voudrais rencontrer quelqu'un(e) 2, En Cours, Paris
Je voudrais rencontrer quelqu'un(e) 1, Galerie Alain Gutharc, Paris

1998

Marika Bührmann, Galerie Alain Gutharc, Paris
Empreinte pour une étreinte, Artothèque, Nantes

1997 Donne-moi la main, Galerie Interface, Dijon  
1996 En attendant dimanche, Le Temple du Goût, Nantes

Expositions collectives (sélection)
2003 Art envie, La Criée centre d’art contemporain, Rennes
2002 Mental Shifts, UKS Gallery, Oslo (Norvège)
Plus si affinité, dix artistes, dix familles, Fiac
De(s)règlements, Galerie Art &Essai, Université Rennes 2 Haute Bretagne
2000

Actif/Réactif, Le Lieu Unique, Nantes

1999

ZAC 99, ARC Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, Paris

1998

Corps à Corps, FRAC des Pays de la Loire, Saint-Nazaire
Séjours 1998, Centre d'art contemporain, Pougues-les-Eaux

1997

Un billet pour Paris, Galerie Polaris, Paris
Un vent frais qui annonce la venue du matin, FRAC des Pays de la Loire, Nantes

1995 Que vive la mort!, CRDC, Nantes
Un libre choix de Pierre Giquel, Philippe Lepeut, Bernard Moninot, Galerie Plessis, Nantes
1994 1000 cm 3, Galerie de l'Ecole Régionale des Beaux Arts, Nantes

Performances, événements (sélection)
2002 a)- tension, Espace des Arts, Colomiers, dans le cadre du Forum de l'image (confrontation avec l'œuvre vidéographique Les sens ne mentent pas de Mireya Maso)
2000

Loge n°6, le Lieu Unique, Nantes
Cousu de fil blanc, Académie des Beaux-Arts, Veliko Tarnovo (Bulgarie)
Posture n°7 (déambulation dans la rue), Sofia (Bulgarie)
Performance, Bath SPA University College, Bath (Angleterre)
Fluctuations 3, Galerie du TNB, Rennes

1999

Module 1, en filigrane (en collaboration avec L. Stopler), En Cours, Paris
La retouchée (en collaboration avec T. Froger), toilettes du cinéma Le Katorza, Nantes

1998 Posture n°8, cellule écarlate, centre d'art contemporain de Pougues-les-Eaux, Pougues-les-Eaux
Chambre, Galerie Alain Gutharc, Paris
Empreinte pour une étreinte (premier rendez-vous), Appartement privé, Nantes
1997 Chambre 8 (rendez-vous particuliers), Hôtel de la Résidence, Nantes
Ma petite cellule, galerie Polaris, Paris
Une prière, Médiathèque de Nantes, Nantes
Menus plaisirs (ateliers avec Olga Boldyreff), IUFM, Nantes
1996 Noli me tangere, Chambre particulière, Nantes
Empreinte pour une étreinte (envoi du premier rendez-vous), Nantes-Paris
Du crépuscule à l'aube, Vitrine d'une imprimerie, Nantes
Mettre la robe couleur du temps, Appartement privé, Nantes

Monographies
- Les Sardines de la voisine, 'Pour survivre à la vie, une collecte de gestes...', Trézélan : Filigranes Editions, 2004

- 'Cerise, François, Jean-Pierre, Karima et Monique vous invitent...', Bourges : Galerie du Haïdouc, 2003

- Marika Bührmann, (produit par la galerie Alain Gutharc et XLCX), Ed. Filigranes, Trézélan/Paris, 2001.

- Empreinte pour une étreinte, Ed. Artothèque de Nantes et musée de l'Imprimerie, Nantes, 1998.

Catalogues
- Actif/réactif, Nantes : Ed. Le Lieu Unique, août 2000.

- D. Arnaudet, " Marika Bührmann ", Monflanquin : Ed. Pollen, 1998.

Articles de périodiques
- P. Giquel, " Les corps fébriles de Marika Bührmann ", 303, revue de recherche et de création des Pays de la Loire, n° 69, oct-déc 2001.

- E. Cherel, " Expérience de la proximité ", Mouvement, n°14, oct.-déc. 2001.

- E. Lequeux, " 20 minutes de ma vie avec Marika Bührmann ", Aden-Le Monde, n°176, 26 sept.-2 oct. 2001.

- D. Sausset, " Au coeur de... ", L'oeil, n°359, mai 2001.

- C. LACROIX, " La Pudeur ", Le Nouvel Observateur, hors série n°39, janvier 2000

- E. CHEREL, " Conversation avec Emmanuelle Chérel ", Art Présence, n°33, janv.-fév.-mars 2000.

- P. Giquel, " Empreinte pour une étreinte ", 303, revue de recherche et de création des Pays de la Loire, n°88, déc. 1998

- F. A. Blain, " Ici tout est réel ... ", Tribeca Magazine, n°15, nov. déc. 1998.

- R. Le Régent, " De tout mon cœur ", Ars Mediterranea, n°1, sept. 1998

- C. de Mondragon, " Conversation avec Christian de Mondragon ", Art Présence, n°22, avril-mai-juin 1997.



...Pour survivre à la vie
2003

installation d'un espace de convivialité
malle, coussins, thé, galettes bretonnes, encens, lampe

- La Criée : lecture publique de son journal intime, diaporama, journal " 'Les sardines de la voisine' (...pour survivre à la vie) ", mars-mai 2003
- Intervention à la Maison de Quartier de Maurepas

Exposition Art Envie, 12 septembre – 24 octobre 2003
Production La Criée Centre d'art contemporain


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Marika Bührmann, Pour survivre à la vie, 2003
© Marika Bührmann
photo : Benoit Mauras

 


... Pour survivre à la vie est un projet que Marika Bührmann a décliné dans deux lieux, selon deux formes différentes à Rennes. Il est constitué d'un espace de convivialité " portatif " (une malle, des coussins de méditation, du thé, une lampe), prétexte à provoquer des rencontres et des échanges autour de la question " quel geste feriez-vous pour survivre à la vie ? ". A La Criée, la présence du salon, d'un diaporama et du journal tenu par l'artiste venaient témoigner de cette action réalisée lors d'une résidence pendant deux mois dans le quartier de La Chesnais à Saint-Nazaire. Marika Bührmann a habité durant cette période dans l'une des tours d'immeuble et installé son salon dans le hall de celui-ci. Il s'agissait ensuite par l'acte d'écriture qui prend une place considérable dans son travail, de retracer comme des portraits, chacune de ses rencontres.
A Rennes, Marika Bührmann a réactivé l'action dans une Maison de Quartier pour échanger d'une manière plus spontanée avec les habitants du quartier de Maurepas. Elle a investi l'espace du hall d'entrée et invitait les usagers du lieu, autour d'un thé et de gâteaux, à échanger sur l'idée de " survivre à la vie " pour collecter leurs gestes.

Alexandra Gillet

" L'acte artistique [de Marika Bührmann ]consiste à engager avec un groupe d'individus et de citoyens un important travail qui se situe à mi-chemin entre le témoignage vivant et un imaginaire indispensable à la vie individuelle et collective. A l'opposé d'un travail d'art documentaire, la démarche artistique de Marika Bührmann est également très éloignée d'une prétention à assumer le rôle d'assistant social ou de psychologue. En effet, l'acte créateur réside dans la capacité de l'artiste à provoquer chez l'autre, du moins chez celui ou celle qui se rend disponible, des ouvertures, des troubles ou des déplacements vers des espaces de l'infiniment intime et de l'infiniment collectif. Marika Bührmann invite à repousser des résistances personnelles, culturelles ou sociales que l'on croit infranchissables ou inébranlables. Et ce sont les individus eux-mêmes qui sont porteurs et créateurs de ce potentiel. En d'autres termes, le sujet-citoyen se construit à partir de ce pouvoir de création, d'imagination et d'intervention permanente sur sa propre vie et son environnement. Il n'est pas uniquement un sujet vivant au sein d'une communauté, mais il est pleinement acteur d'espaces de liberté. Il serait donc erroné de déclarer que l'artiste ne fait que se servir d'un contexte de vie et ne fait que replonger les habitants dans leur dure réalité. Pour le dire de manière un peu plus provocatrice, l'enjeu est d'instaurer une forme de contre-pouvoir à des absences ou à des gestions permettant les processus de socialisation.
D'autre part, chez Marika Bührmann, les processus de socialisation sont indissociables d'une approche profonde à l'écoute de soi, de l'autre. Celle-ci permet d'activer des paroles, des gestes qui, en apparence, peuvent sembler simples et anodins au regard d'une médiation sociale qui prétend à des effets immédiatement productifs au sein de l'espace social. C'est dans l'écoute du corps et de la parole de soi et de l'autre que résident bien souvent les réponses aux plus grands maux de notre société. Il s'agit donc d'insuffler un partage de l'intime au sein d'un espace public qui, par définition, est sensé favoriser la circulation fonctionnelle plutôt que l'habitation, les formes collectives de sociabilité plutôt que la relation intersubjective. Au contraire, Marika Bührmann trace des trajectoires possibles de l'intime par des gestes minimes, des silences créateurs de mémoires et de paroles. "

Larys Frogier, " Marika Bührmann ", in 'Cerise, François, Jean-Pierre, Karima et Monique vous invitent...', Bourges : Galerie du Haïdouc, 2003

 

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