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Avec
une double formation en danse et en arts plastiques,
son parcours singulier passe par la performance,
lopéra contemporain, divers projets
chorégraphiques et de nombreuses collaborations
avec danseurs, chorégraphes, plasticiens,
musiciens et metteurs en scène. Elle intervient
dans différents types de formations, développant
des partenariats avec des lieux dapprentissage
artistique et fait partie des signataires du 20
août, groupe de réflexion et daction
rassemblant des danseurs, chorégraphes
et chercheurs. Ses projets sont marqués
par le nomadisme, un nomadisme qui invente les
lieux et les rencontres comme autant dagencements
et de propositions spectaculaires. Le processus
de création prend des formes très
différentes selon les moments et les contextes,
variant les partenariats et les collaborations,
soutenu par lAssociation KOB (association
loi 1901).
(affiche Catherine Contour, Mont Saint Martin
: Association KOB)
Biographie (sélection)
| 2002 |
Chantier de création
très très bien, avec différents
lieux partenaires
Trad-uire, TNT et Hangar, Bordeaux
Frabrique 1 / Bordeaux 2002-Plates-formes
dexpérimentation, Bordeaux
Autoportrait à la Criée,
La Criée centre dart contemporain,
Rennes
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| 1997
à 2002 |
Polaroïde le
22 mai, différents lieux
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| 1999 |
Tollé, travail
dexpérimentation, dans différents
contextes, sous forme de coalitions temporaires
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| 1999
- 2000 |
Autoportrait 9x9,
Grenoble
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| 1997
- 2000 |
Chambre - étapes
chorégraphiques en chambres dhôtel
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| 1995
- 1996 |
Pique-nique au bord
du chemin ici et ailleurs, portraits
chorégraphiques
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| 1995 |
Chemise blanche et jambes
doiseau
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| 1994 |
Le rêve de la
cigogne et du crocodile, Espace Saint-Jacques,
Saint-Quentin
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| 1992 |
Autoportrait dans la
forêt, Chapelle des Pénitents
Blancs, Avignon
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Filmographie
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Journal
chorégraphique, vidéo
HI8, 40mn, 1996-97
Lisbonne, super-8, 14mn, 1994. Coréalisation
avec Jean-François Lanord
Danses roumaines, super-8, 15mn,
1994. Coréalisation avec Jean-François
Lanord
Les épouvantails/Saint Quentin
1994, super-8, 6mn, 1994. Coréalisation
avec Jean-François Lanord
Big Edredon Rouge, super-8, 7mn,
1994. Coréalisation avec Jean-François
Lanord
Les épouvantails, super-8,
43mn, 1993. Coréalisation avec Jean-François
Lanord
La nonne sanglante, 16 mm, 26mn,
1989. Coréalisation avec Jean-François
Lanord
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Autoportrait
à La Criée
2001
Dispositifs (eau-nourriture-horizontalité),
Dispositif eau : structure de bassin occupant
la moitié de lespace avec des fauteuils
flottants.
Dispositif nourriture : alignement de tables sur
tréteaux ; aliment : pâtisserie.
Dispositif horizontalité : rabaissement
du plafond par une structure (maillage à
partir dune corde), sol en papier bulle
recouvert dun tapis.
mise en jeu, rencontres
invités : Frédéric Nogray
(sonographe), Christine Burgos et Olivier Gelpe
(artistes chorégraphes)
témoins : Jean-Paul Thibeau, Hervé
Thoby, Solenn Camus, Agnès Dahan
Manifestation
Autoportrait à La Criée,
27 novembre - 15 décembre 2001
Co-production La Criée centre dart
contemporain / Centre Chorégraphique National
de Rennes et de Bretagne

«
Dès 1991, jengage un travail sur
lautoportrait, questionnant mon corps et
sa danse, ma démarche et mes choix, en
relation avec un travail dimages Polaroïds,
films Super-8 et dun journal chorégraphique
en vidéo. Je filme au fil des jours ce
que je croise et qui nourrit ma danse : des fragments
de paysages, dobjets, des choses, des danses.
Percevoir et traduire cette perception du monde
en fabriquant des petits dispositifs spectaculaires
: improviser dans un cadre très précisément
composé (choix de lendroit, de lheure,
déléments vestimentaires,
sonores, daccessoires...) pour la caméra.
Par cette pratique, proche du carnet de croquis,
des études, se poursuit le travail de création.
Retour à soi dans la solitude du studio,
ouverture à lespace géographique,
politique, environnant et associations avec dautres
artistes. Mises en tension dagencements
et détats de corps. Ce travail est
ponctué de propositions spectaculaires.
»
Catherine
Contour, in affiche Catherine Contour,
Mont Saint Martin : Association KOB
« Ce qui
prévaut alors dans les autoportraits de
Catherine Contour, cest la quête de
ce quelle nomme un processus de «
fabrique du corps » : panoplies (masques
et vêtements) à expérimenter,
éléments visuels, textuels et sonores
à explorer, matériaux divers (ouate,
nourriture...) à manipuler. De telles actions
combinatoires et évolutives constituent
un premier temps fondamental dexpérience
où la notion dautoportrait se refuse
à une simple représentation figurative
et achevée de lartiste. Il importe
de préciser que ce temps daction
et dexpérience corporelle accorde
une importance à la spécificité
du lieu dintervention. De plus, la fabrique
du corps produit du mouvement, de la matière,
du son et touche le spectateur au-delà
dune simple activité scopique, à
la différence des autoportraits peints,
sculptés ou photographiés. Pourtant,
il ne sagit pas non plus dun autoportrait
dansé au sens dune scénographie
et dune chorégraphie prédéfinies
dont la forme serait exclusivement spectaculaire.»
Larys
Frogier, communiqué de presse de lexposition
Catherine Contour, autoportrait à La
Criée, 2001
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Chambres -
étapes chorégraphiques en chambres
dhôtels
2000
Interventions chorégraphiques dans les
chambres de lhôtel dAngleterre
rue du Maréchal Joffre
avec : Catherine Contour, Olivier Gelpe, Emmanuelle
Huynh-Thann-Loan, Latifa Laâbissi, Julie
Nioche, Rachid Ouramdane, Christian Rizzo, Hélène
dHervé
Manifestation
Déplacer, 17 mars - 9 avril 2000
Production La Criée centre dart contemporain

Luna
Park hôtel, chambre 14
(Tamara Millavigo)
(...)
« En se faufilant dans la salle deau,
elle nous fait découvrir un dernier espace.
Elle ouvre le robinet et laisse couler leau.
On ne la voit plus mais nos sens séveillent.
Sans que personne lait soupçonné,
ses doigts ségarent dans ma poche.
Une histoire de toucher invisible, comme un clin
dil, lintime est vécu.
Alors je suis curieuse de savoir comment cela
à débuté. Etaient-t-elles
déjà là dans la pièce
lors de lentrée des hôtes ?
Si rien nétait défini à
lavance en ce qui concerne le placement
des « hôtes », pourquoi avons-nous
occupé uniquement la chambre ? Pourquoi
ne sommes-nous pas allés dans la salle
deau, ni dans lentrée ? »
(...)
Revue
Funambule
« Chambre
se déroule dans une chambre dhôtel
retenue à la journée : les lits
sont des scènes, les fenêtres, les
placards, les salles de bain des territoires dinvestigation
et daventure corporelle. Selon les jours,
le chantier peut se dérouler à huis
clos où souvrir à quelques
spectateurs invités à partager un
espace de proximité extrême, restreint,
encombré, parfois surpeuplé. A certains
moments, les actants revêtent des masques
enfantins (mickey, spirou, etc.) qui évoquent
et mettent en abîme les jeux du spectaculaire.
Ainsi, entre lintime et le public, entre
laspect dépersonnalisé et
les connotations émotives très lourdes,
la chambre dhôtel soffre comme
laboratoire de manipulations à la fois
très concrètes et très immatérielles.
Ici encore, aucune recherche dun régime
gestuel spécifique ou unitaire : il y a
des actions, des attentes, des situations suscitées
ou non, des jeux avec le mobilier. Et surtout
un exercice de cohabitation sans véritable
début, sans achèvement non plus
- puisquune fois le public parti, le chantier
peut très bien continuer le lendemain.
»
Laurence Louppe, extrait de « Chambres,
sites, etc. », in Art Press, avril
1999
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