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Expositions
( sélection)
| 2002 |
Wonder Beirut,
le roman d'un photographe pyromane, (Volet
3) ICONOCLASH, ZKM, Karlsruhe
Le Cercle de confusion, ICONOCLASH,
ZKM, Karlsruhe
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| 2001 |
Wonder Beirut,
le roman d'un photographe pyromane, (Volet
2) Ecole Nationales des Beaux Arts de Rennes
Le Cercle de confusion, Missing Links,
Galerie Townhouse, Caire, Egypte
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| 1998 |
Wonder Beirut,
le roman d'un photographe pyromane, (Volet
1), Galerie Janine Rebeiz, Le Mois de la photographie,
Beyrouth
Poste restante, Ayloul Festival, Théâtre
de Beyrouth
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| 1997 |
Beyrouth : fictions
urbaines, Institut du Monde Arabe, Paris
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Filmographie
(sélection)
| 2002 |
Yemen, le film
perdu, essai documentaire, 40 mn
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| 2001 |
Rondes, vidéo,
8 mn
Don't Walk, video, 11 mn
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| 2000 |
Khiam, film
de 52 mn
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| 1999 |
Autour
de la maison rose, long métrage
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| 1997 |
Faute
d'identités, court métrage
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Publications
(sélection)
"
Latence ", in Homeworks, 2002,
Ed. Ashkalalwan
" A state of latency ", in Iconoclash,
Ed. ZKM et MIT press
" Bon je vais te montrer mon travail
", in Al Adab, n°49, 2001
" Que faisiez vous entre cette aube et
la dernière ", in Specimen,
Ed. Amok, n°4, 1998
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Livre d'artiste
(sélection)
Khalil
Joreige, Joana Hadjithomas, Beyrouth :
fictions urbaines, Beyrouth : Mind the
gap, 1997
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Le Cercle
de confusion
2001
3000 fragments photographiques
contrecollés sur un miroir
300x400 cm
Exposition Espace
Vital, 28 juin - 25 août 2001
Production La Criée centre d'art contemporain
Collection de l'artiste

"
Le Cercle de confusion, vaste photographie
aérienne de la ville de Beyrouth découpée
en milliers de fragments disposés sur un
miroir de 3x4 m, permet au visiteur de l'exposition
d'emporter avec lui un fragment d'image. Partant
d'une vue unitaire et signifiante de Beyrouth,
le temps de l'exposition mettra visuellement et
symboliquement à l'épreuve le morcellement
puis le démembrement et la disparition
de la ville par le spectateur. Celui-ci, en prenant
une image, découvre le miroir et laisse
se refléter peu à peu sa propre
image et l'espace d'exposition. Seul, le fragment
ne représente pas grand chose, une abstraction,
du grain, de la matière photographique
brute. Effet paradoxal de proximité et
de distanciation entre ce qui nous est proche
et ce qui nous est étranger. Derrière
le corps de la ville, le miroir nous renvoie notre
propre corps. Impossible de saisir Beyrouth, on
en tient jamais qu'un fragment. Beyrouth n'existe
pas et nous fait exister individuellement, mettant
en péril le rêve d'une communauté
qui se révèle évidemment
de plus en plus utopique.
Luttant
contre le recyclage, la mythification des images
étendards, les icônes touristiques,
l'héritage orientaliste, l'installation
avoue son impuissance à affirmer : "
Voilà, ça c'est Beyrouth. "
La recherche s'oriente alors vers l'image en possible,
en latence, incapable de sortir de la volonté
de représenter et de la négation
de la représentation elle-même.
Chez Joana Hadjithomas & Khalil Joreige, le
médium photographique n'a pas pour fonction
de réifier une réalité urbaine
ni de véhiculer une carte postale de l'Orient.
Il est exploité pour sa fonction de mémoire
et de projection, mais aussi pour son potentiel
de fragmentation et de dispersion. La mémoire
d'un lieu ou d'un visage ne tient jamais dans
une image monolithique et globale. Le Cercle
de confusion met en uvre la ruine photographique,
affirmant autant la prégnance de quelque
chose qui a existé que sa perte irrémédiable.
Entre la mise en ruine d'une ville par les ravages
de la guerre et la ruine photographique il y a
corrélation. Toutefois, l'image photographique,
aussi fragmentée soit elle, redonne consistance
au désir vital de reconstruction d'une
cité, au-delà des projets d'urbanisme
souvent démesurés et inhumains.
"
Joana
Hadjithomas & Khalil Joreige, Larys Frogier,
Espace Vital, catalogue d'exposition, Rennes
: La Criée centre d'art contemporain, 2001.
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