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Jean-Baptiste
Bruant
né en 1961 à Paris
Vit et travaille à Paris
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Expositions
personnelles
| 2003 |
Luci Loci Lanu, avec Maria
Spangaro, rue Dieu (siège d'Agnès
b), Paris |
| 2002 |
Luci Loci Lanu, avec
Maria Spangaro, La Criée, centre d'art
contemporain, Rennes |
| 2001 |
Espace vital,
exposition collective, La Criée centre
d'art, Rennes
Lost in the supermarket, commissaire
Jean-Yves Jouannais, exposition Espace Ricard,
Paris
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| 2000 |
Trois petites chorégraphies
de sièges et de pleurs, vidéo,
exposition La Beauté, Avignon |
| 1998 |
D'humeur égale
jusqu'à Marseille, installation
vidéo, Printemps de Cahors, galerie
du Jour, Paris
De la chair de poule, vidéo,
galerie du Jour, Chicago Art, USA |
| 1997 |
Say Na Na Say,
installation sonore, galerie du Jour,
Paris, Chicago Art, USA
Assis de préférence,
exposition de vidéastes, Ecole Municipale
des Beaux-Arts de Valence
Hommage à Bernard Palissy, Coïncidences,
Fondation Cartier, Paris |
| 1996 |
Je suis perdue
dans les dessins du tapis persan, Toxic
galerie, Luxembourg
Lors du passage de la position couchée
à la position debout, exposition
personnelle, galerie du Jour, Paris
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| 1995 |
Trois petites chorégraphies
de sièges et de pleurs, etc...
Histoire de l'infamie, Jean-Yves Jouannais,
Biennale de Venise, Italie.
Say Na Na Say, etc..., Autres Victoires,
Jean-yves Jouannais, Frac Centre, Montluçon
Mvt 2 (sur le polder), vidéo,
galerie Interim Art, London, UK, Biennale
d'Istanbul, René Block, Turquie
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| 1994 |
J'étais tellement
furieux que si j'avais craché par terre
j'aurais fait un trou, exposition personnelle,
performance & vidéos, Frac Languedoc-Roussillon,
Montpellier |
| 1992 |
Sad song, Ateliers
92, l'ARC, Musée d'Art Moderne de la
Ville de Paris
Say Na Na Say, installation sonore,
Biennale de Dakkar, Maison des Esclaves, Gorée,
Sénégal
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| 1991 |
Say Na Na Say, Les rigoles
à larmes, exposition personnelle,
Hôpital Ephémère, Paris |
| 1998/87 |
Amour Amour (sad song),
Salon des anonymes, galerie Nikki Diana
Marquardt, Paris |
Performances
(sélection)
| 2002 |
Luci Loci Lanu,
avec Maria Spangaro, Festival Montpellier
Danse, Montpellier |
| 2000 |
Un rêve,
installation vidéo, performance avec
Maria Spangaro. Kyoto Art Center, Japan
Musique agglutinative, Batofar, Paris
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| 1999 |
Recherches podologiques,
performance avec Maria Spangaro, Art Festival
,Tachikawa, Japan
Balayage mental, vidéo, performance
avec Maria Spangaro, Paris en Création,
Bunkamura, Tokyo, Japan |
| 1998 |
Recherches
podologiques, performance, Journée
de l'internet, DAP, Paris
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| 1997 |
Balayage mental
et petit nécessaire, performance
avec Maria Spangaro, L'empreinte, Georges
Didi-Huberman, Centre Georges Pompidou, Paris
Musique agglutinative et petit nécessaire,
performance avec Maria Spangaro, Les Soirées
Nomades, Fondation Cartier, Paris
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| 1996 |
Tinetène, performance,
galerie Chez Valentin, Paris
Bruit de fond, performance, Le Magasin,
Grenoble |
| 1995 |
Bruit de fond, performance,
Wild at Heart, galerie Jousse-Seguin, galerie
Chez Valentin, Paris |
| 1993 |
Tinetène
(trés agitée toute la nuit),
performance, Musée de l'Assistance
Publique, Paris
Mvt 1, mvt 2, mvt 3 (en ville sur le polder
sur la rive du fleuve), performances,
Sonseek'93, Arnhem, Nederlands |
Ouvrage
monographique
Jean-Baptiste
Bruant, Orléans : Edition HYX,
2003 |
Livre
dartiste
Jean-Baptiste
Bruant, Balayage mental dans le cadre des
recherches podologiques et cosmologiques,
Paris : Galerie du Jour Agnès b, 1997 |
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Maria
Spangaro
née en mai 1964
vit et travaille à Paris |
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Expositions,
performances (sélection)
| 2002 |
luci loci lanu, création
festival de danse de Montpellier. |
| 2000 |
Musique agglutinative,
action violon guimbarde vernissage Bunkamura,
Tokyo, Japon.
une nuit enfermé à la Samaritaine,
tournage avec Dominik Moll, Paris. |
| 1997 |
musique agglutinative,
phrases filantes et petits nécessaires.Action
"soirées nomades".
Fondation Cartier pour l'art contemporain.
Paris
balayage mental. action filmée
en double, avec endoscope. Exposition "l'empreinte"
georges Didi-Uberman et Didier Semin. Musée
National d'Art Moderne, centre Georges Pompidou,
Paris. |
| 1996 |
Lucida Casual, musique
agglutinative. Action avec violon et guimbarde.
Galerie Alain Gutharc, Paris.
lors du passge de la position couchée
à la position debout, lecture.
Galerie du jour agnès b. Paris.
bruit de fond 3, action, Magasin, Grenoble.
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| 1995 |
Biennale de Venise. Histoire
de l'infâmie. Arsenal, , Jean-Yves
Jouannais. |
| 1994 |
j'étais tellement
furieux que si j'avais craché par terre
j'aurais fait un trou, action. Frac Languedoc-Roussillon,
Montpellier. |
| 1993 |
la voix des dormeurs
: enregistrement "pièces pour
répondeur téléphonique"
édition CD Consortium de Dijon. |
| 1992 |
gentil pas gentil méchant
voire très méchant (GPMV)
action. Parcours privé, Andrée
Putman. Paris |
Ouvrage
monographique
Polypnée,
feuille subjective, 1998-1999
Zoe's lines, Texte sur lignes photographiques
de Pierre-Jean Giloux, 1997
Perdre, "livre-objet" série
limitée, éditions pdf, 1995
Mortes lunes, recueil de poèmes,
le Méridien éditeur, 1987
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Luci
loci lanu
2002
Jean-Baptiste Bruant et Maria
Spangaro
Comédie musicale
composée de cinq vidéos (Clavier,
Sento, Marcheurs, Sans titre, Oiseau) et de performances
(mouvement 1,2 et 3)
Avec les interventions de l'artiste Marie-Eve
Mestre et du chorégraphe Alain Buffard
co-production La Criée,
centre d'art contemporain / Love Stream

" Chez Jean-Baptiste Bruant " un [des]
usage [de la performance] consiste à filmer
des actions dont le son et les images sont retravaillés.
Mais ces vidéos sont en plus projetées
au sein d'un environnement où intervient
une nouvelle performance. Le spectateur auditeur
se trouve enveloppé dans un espace distendu
entre des images performatives se succédant
dans des parties éclatées de l'espace
selon différents formats de projection,
et qui s'alternent ou se regardent simultanément
à une présence réelle du
corps de l'artiste pris dans des actes de manipulation
minimales. L'espace performatif est également
créé au moyen de différentes
sources sonores : sons propres à chacune
des vidéos, actions sonores effectuée
par Maria Spangaro au moyen d'un violon ou de
sons numérisés, prises directes
microphoniques et vidéographiques de manipulations
matérielles effectuées par Jean-Baptiste
Bruant.
Il devient ici impossible de décrire une
linéarité de la performance, comme
il est impossible pour le spectateur de tout voir
de celle-ci. Le terme de captation est préférable
car il traduit parfaitement les postures du spectateur
qui est invité à s'asseoir, s'allonger,
se déplacer pour percevoir des fragments
d'une performance désormais polymorphe.
Je ne peux que citer en vrac des éléments
épars qui me restent en mémoire
: l'image d'une japonaise lisant à haute
voix un texte écrit en français
mais dont l'accent rend incompréhensible
le récit au profit d'une voix à
la musicalité envoûtante et surprenante
; l'artiste frappant le sol au moyen d'une matière
molle et malléable ; l'image puissamment
silencieuse où l'on voit en gros plans
les mains d'un pianiste jouant une partition musicale
sur des doigts de pieds d'individus alignés
; l'image en clin d'il d'hommes au bain
pris dans un acte répétitif de soulèvement
d'un drap de bain ; l'artiste revêtant des
bagues aux prolongements métalliques étonnamment
longs terminés par des petits nuages de
coton ; le bruit subtil d'oiseaux et de borborygmes
; l'image de personnages marchant dans une piscine
et chantonnant un refrain interminable
Paradoxalement,
la multiplicité des propositions visuelles
et sonores de la performance évacue le
spectateur au profit d'un dépouillement
de l'acte du performer et du regardeur. L'enchaînement,
le chevauchement, l'alternance des matières
corporelles, sonores et visuelles produit une
dilatation de l'espace-temps qui transporte chacun
dans des recoins inattendus de la perception et
du regard. La présence d'une puissance
du corps disparaît pour tout simplement
rendre disponible le sujet humain à une
voix qui n'est plus une prise de pouvoir de la
parole, à un corps qui n'est plus une anatomie
organisée, à une image qui n'est
plus structurée ou cadrée pour raconter
à la place de l'autre. Délestages.
Circulations. Plissements. Déploiements.
La performance chez Jean-Baptiste Bruant relève
alors d'un refus absolu d'une maîtrise autoritaire
de soi et de l'autre. et c'est pourtant là,
dans cet abandon de soi, qu'intervient l'acte
performatif essentiel : le vivre en soi et le
vivre avec. "
Larys
Frogier, " Touche de la bouche ", in
Jean-Baptiste Bruant, Orléans :
Edition HYX, 2003
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