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Formation
1997-2003, Ecole Supérieure des Beaux-Arts,
Alger, spécialité peinture
Expositions
collectives
| 2003 |
Ouvertures
algériennes, créations vivantes,
La Criée centre d'art contemporain,
Rennes, France.
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| 2002-2003 |
Ecole
Supérieure des Beaux-Arts, Alger.
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| 2002 |
Exposition de peintures en hommage à
des acteurs décédés
du cinéma algérien, salle
du cinéma algérien, Alger.
En collaboration avec les artistes Faïssel
Izouin, Rafik Zareb et Merouane Ben El Kabi.
Exposition de peintures en hommage à
M'hamed Issiakhem, salle Franz Fanon, Riadh
El Feth, Algérie.
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| 2001 |
Action de peinture
avec les étudiants de l'Ecole Supérieure
des Beaux-Arts dans le cadre du Téléthon,
Office Riad El Feth, Alger
Exposition de peintures au salon Diwan, salle
Hydra, Alger.
Installation Chambre d'écriture
pour " Les nuits de la correspondance
", organisée par le centre culturel
français d'Alger, Bibliothèque
urbaine de Mohamadia, Alger. .
L'effet coccinelle, cafétéria
Moon Light, Alger.
Premier salon de l'étudiant,
théâtre des verdures, Alger.
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Catalogues d'expositions
| Ouvertures
algériennes, créations vivantes,
Editions La Criée centre d'art contemporain,
Rennes, 2003 |
Périodiques
Véronique
Bouruet-Aubertot, " Dossier Algérie
", Beaux-Arts Magazine, n°228,
mai 2003.
Florence Beaugé, " Peindre face
à la tragédie en Algérie
", Le Monde, vendredi 28 février
2003.
Nadira Laggoune Aklouche, " Le mutisme
des peintres ou l'indulgence du silence ",
NAQD, revue d'Etudes et de Critique sociale,
n°17, numéro spécial consacré
à " L'esthétique de la
crise ", automne-hiver 2002, p.27-37.
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Dans un cercueil
2003
Huile sur bois
300 x 25 cm
Exposition Ouvertures
algériennes, créations vivantes,
5 juin - 14 août 2003
Production La Criée centre d'art contemporain,
Rennes
Collection de l'artiste

"
Une des premières approches picturales
de Redouani consiste à utiliser des panneaux
de bois rectangulaires, très étroits
et allongés, sur lesquels le peintre intervient
pour remplir l'espace d'un corps amaigri, décharné
et dépeint sans aucune fioriture. La figure
se tient à la verticale, face à
notre regard, offrant son dépouillement
plutôt que la plénitude de sa chair.
Elle occupe tout l'espace du tableau mais, paradoxalement,
elle n'impose rien d'une monumentalité
envahissante. Ce qui intrigue également,
c'est l'usage d'une couleur dominante comme le
bleu ou le rouge. Froide ou chaude, la couleur
demeure invariablement pâle du fait d'une
sous-couche blanche qui transparaît au travers
de la couleur dominante, tenant davantage à
distance le spectateur hors de cet espace trop
exigu. Il s'agit de créer un espace vital
de la peinture et du corps pour mieux résister
à un environnement qui empêche la
respiration et la circulation. "
" De puissantes
résonances à l'histoire de la peinture
interviennent en rapport à cette approche
originale de la figure. La première est
celle, revendiquée par Redouani lui-même,
de Rembrandt. L'actualité du peintre flamand
tient dans ce pouvoir de la carnation par la peinture,
que ce soit dans ses autoportraits ou dans ses
scènes de dissection du corps animal ou
humain. Le brossage des couleurs et la maîtrise
du clair-obscur chez Rembrandt délivrent
à la figure peinte une vie qui ne cesse
d'affleurer et de bruire à la surface de
la toile. La référence au peintre
flamand peut étonner car, dans les tableaux
de Redouani, on ne retrouve pas ce recours à
l'étalement vibratoire de la matière
picturale. D'une seule teinte et parfaitement
lisse, la peinture désincarne le corps
et le contraint dans un espace minimal. Toutefois,
Redouani invoque Rembrandt pour tendre vers cette
quête forcenée d'une vie à
faire naître dans ses figures. Lorsqu'il
parle de sa passion pour le clair-obscur, il déclare
qu'il n'a pas encore atteint la lumière.
L'usage prédominant de l'obscur sur le
clair, on peut l'argumenter par le fait que la
mort est encore trop omniprésente. "
Larys Frogier,
" Peindre vivre peindre ", in Ouvertures
algériennes, créations vivantes,
catalogue de l'exposition, Rennes : La Criée,
centre d'art contemporain, 2003
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Mahchar n°1
Mahchar n°2
2003
Huile sur bois
Respectivement : 50 x 300 cm ; 50 x 200 cm
Exposition Ouvertures algériennes, créations vivantes, 5 juin - 14 août 2003
Production La Criée centre d'art contemporain, Rennes
Collection de l'artiste
Dans le Coran, “ Al Mahchar ” désigne la Plaine du Rassemblement de l’Humanité le Jour du Jugement Dernier

“ Concomitant de ses tableaux étroits et verticaux, Redouani crée également des peintures sur bois, tout aussi allongées mais cette fois exposées à l'horizontale. Ici, ce n'est plus le corps dans son entier qui est figuré, mais c'est un alignement répétitif de visages semblables qui investissent tout l'espace du tableau. L'étroitesse de ce dernier ne dépend plus tant du format que de la compression des visages les uns contre les autres. Plus ou moins dense, la disposition des visages variera d'un tableau à un autre, laissant l'impression d'une suffocation extrême ou d'une respiration minimale. Dans la peinture de Redouani, le visage livide n'a rien d'une expressivité torturée comme on peut la trouver dans l'œuvre Le Cri d'Edward Munch, où la bouche du visage extériorise la peur qui déborde littéralement du tableau. Ici, tout est contenu dans une angoisse latente et un silence insupportable. ”
“ Pour mieux appréhender l'importance du visage dans les œuvres de Redouani, il faut en fait se tourner vers les portraits du peintre kabyle M'Hamed Issiakhem (1928-1985), grand ami de l'écrivain Kateb Yacine. En effet, Issiakhem a peint des visages dont la puissance esthétique ne réside pas dans l'expressionnisme pathétique ou la ressemblance réaliste. Sans identités particulières, les visages fins et émaciés d'Issiakhem renferment une énergie latente souvent mêlée de tristesse. Il y a cette même puissance d'une humilité du visage chez Redouani. Toutefois, si Issiakhem réalisait bel et bien des portraits de lui-même et d'autres individus - ses proches ou des personnalités -, il est impossible de qualifier les visages de Redouani de portraits. Ce sont des visages sans qualités particulières si ce n'est l'universalité de l'intériorité et de la mélancolie. D'autre part, la technique picturale d'Issiakhem usait beaucoup des effets de la matière picturale, tandis que celle de Redouani est rétive à une matérialité qui délivrerait déjà trop d'énergie vivante aux visages. ”
Larys Frogier, “ Peindre vivre peindre ”, in Ouvertures algériennes, créations vivantes, catalogue de l’exposition, Rennes : La Criée, centre d’art contemporain, 2003
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Cellule
2003
Installation
Bois, ciment, peinture, graffitis, matelas, aluminium
300 x 300 cm
Exposition Ouvertures algériennes, créations vivantes, 5 juin - 14 août 2003
Production La Criée centre d'art contemporain, Rennes
Collection de l'artiste

En 2000, Farid Redouani avait réalisé une cellule de prison à Alger lors des “ Nuits de la correspondance ” organisées par le Centre Culturel français. Les visiteurs pouvaient alors pénétrer dans cet espace clos, y rédiger un courrier qui était ensuite déposé dans une boîte aux lettres et acheminé vers son destinataire par voie postale.
La cellule telle qu’elle est conçue par Farid Redouani entre en résonance avec son travail pictural où les corps et les visages sont enclos dans un espace minimal de survie. La cellule ne documente donc pas uniquement la réalité de la prison. Il s’agit davantage d’une métaphore de tout espace d’enfermement, de repli, faisant autant référence à un espace mental qu’aux conditions précaires de vie subies par la classe populaire algéroise.
Cette compréhension de la cellule comme un espace générique d’enfermement rejoint alors la série de triptyques photographiques de Khaled Belaïd. En effet, les photographies de ce dernier représentent l’inondation meurtrière du 10 novembre 2001 qui avait dévasté le quartier populaire de Bab-El-Oued dans lequel vit le photographe. Plus de 1 500 habitants avaient alors trouvé la mort, ensevelis sous des tonnes de boue et de détritus. Les photographies visualisent autant la dévastation du quartier que la chaîne d’entraide et de solidarité entre les habitants du quartier. Ces mêmes habitants avaient dénoncé l’inaction des pouvoirs publics face à l’état de délabrement des habitations et à l’absence de mises aux normes de sécurité des canalisations.
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