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Renée
Green
Née en 1959 à Cleveland, OH (Etats-Unis)
Vit et travaille à New York |
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Expositions
personnelles (sélection)
| 2000 |
Sombras y Senales
/ Shadows and Signals, Fondation Antoni
Tapies, Barcelone
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| 1999 |
Between and Including,
Weiner Secession, Vienne
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| 1996 |
Certain Miscellanies,
de Appel, Amsterdam
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| 1995 |
Miscellaneaous,
DAAD, Berlin
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| 1994 |
Taste venue,
Pat Hearn Gallery, New york
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| 1993 |
World Tour,
Museum of Contemporary Art, Los Angeles
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| 1992 |
Import/Export
Funk Office, Galerie Christian Nagel,
Cologne
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Expositions
collectives (sélection)
| 2002 |
Documenta11,
Cassel, Allemagne
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| 2001 |
Love Supreme,
La Criée centre d'art contemporain,
Rennes
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| 1996 |
Handmade Readymades,
Bertha and Karl Leubsdorf Art Gallery, Hunter
College of the City University of New York,
New York
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| 1995 |
Wallpaper
Works, Contemporary Arts Museum, Houston
Architecture of Display, Architectural
League of New York at Portico Home Store,
New York
Das Ende der Avantgarde: Kunst als
Dienstleistung, Kunsthalle der Hypo-Kulturstiftung,
Munich
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| 1994 |
Temporary
Translations: Sammlung Schurmann, Deichtorhallen,
Hambourg
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Publications
/ livres d'artiste (sélection)
Page
Project, Blocnotes, n°8, hiver
1995
After the 10,000 Things, Stroom, The
Hague, 1994
Camino Road, Centro de Arte Reina Sofia,
Madrid, 1994
Inventory of Clues, MUKHA, Antwerp,
Belgique, 1993
"Black Popular Culture?", Texte
zur Kunst, Hiver 1992
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Catalogues (sélection)
Sombras
y Senales / Shadows and Signals, Barcelone
: Fondation Antoni Tapies, 2000
Thomas
Weaver, Handmade Readymades, The Bertha
and Karl Leubsdorf Art Gallery Hunter College
of the City University of New York, 1996
Thomas
Weaver, Negociations in the contact Zone,
The Drawing Center, New York
Joshua
Decter, Transgressions in the white Cube:
Territorial Mappings, Bennington College,
Suzanne Lemberg Usdan Gallery, Bennington
Vermont
Olivier
Zahm, Huitièmes Ateliers internationaux
des Pays de la Loire, FRAC, Clisson, France
Elizabeth
Brown, Social Studies: 4+4 Young Americans,
Allens Memorial Art Museum, Oberlin College,
1990
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Articles (sélection)
Henry
Urbach, "Juste Looking: Architectures
of Display", Village Voice, 6
juin 1995
Joshua
Decter, "Renee Green: Re-mapping Narratives
of History and Identity", in Forum
International, Janv-Fev 1993
Jan
Avgikos, "Renee Green: Pat Hearn Gallery",
in Artforum, été 1992
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Personal Props
et scénographie de l'exposition Love
Supreme
2001
Personal
Props,
frise de lettres adhésives
dimension variable
Exposition
Love Supreme, 30 mars - 26 mai 2001
Commissaire d'exposition invitée : Elvan
Zabunyan
Production La Criée centre d'art contemporain

Si
l'on considère la pratique de Renée
Green et les interactions entre ses multiples
activités, il est difficile de séparer
ses différentes contributions à
l'exposition Love Supreme : notamment l'uvre
in situ Personal Props et la conception
de la scénographie de l'exposition.
Personal
Props est une frise en lettres adhésives
qui parcourt en haut des cimaises tout l'espace
central de La Criée. Renée Green
a de mémoire répertorié les
grands courants et les noms qui ont fait l'histoire
de la musique afro-américaine : en partant
de A Love Supreme de John Coltrane, Sun
Ra, Eric B & Rakim, Public Ennemy, Al Green
ou encore Kraftwerk. L'uvre fonctionne par
contamination avec les autres uvres par
un mouvement d'allers-retours, et tente une reconstruction
à la fois historique, mnémonique
et subjective d'une culture. En soulignant les
murs, Renée Green pose la question du contexte
de l'uvre et de son accrochage, elle décrit
en filigrane une continuité et redéfinit
un cadre à l'ensemble des uvres de
l'exposition. En réponse à Personal
Props et par un jeu d'emboîtage et de
symétrie, Renée Green a conçu
l'aménagement de l'espace de consultation.
On pouvait y lire des documents sur la culture
afro-américaine ou bien écouter
de la musique noire (jazz, hip hop, soul ou funk).
Centré par rapport à l'espace rectangulaire
circonscrit par la frise, l'espace de consultation
formait un carré dans lequel on pouvait
se lover sur des coussins autour d'une table ronde.
L'espace était également conçu
pour que les documents mis à disposition
du public puissent venir nourrir les oeuvres et
réciproquement, mais ici avec une distanciation.
Alexandra Gillet
"Lorsqu'elle
se présente en quelques lignes(...), Renée
Green indique : artiste, réalisatrice,
écrivain, professeur à l'Académie
des Beaux-Arts de Vienne et membre consultant
du programme d'étude indépendant
du Whitney à New York. Il faut néanmoins
constater que c'est avant tout en tant qu'artiste
"visuelle" qu'elle intègre la
pluralité des expressions à laquelle
elle se confronte au quotidien, qu'elle élabore
un processus de travail où se réverbèrent,
à part égales, toutes les constructions
de ses "autres activités" et
qu'elle pense son rapport au monde contemporain.
L'ensemble de son uvre est ainsi composé
de moments-fragments issus de ses lectures, de
ses entretiens, de ses conversations, de ses conférences,
de ses écrits, de ses photographies, de
ses films et de ses voyages. Ces derniers sont
au coeur de son investigation artistique qui se
fonde sur son déplacement réel entre
des territoires culturels et des localisations
géographiques.(...)
Sa conception de l'histoire est "celle d'une
activité reflétant des vies vécues
qui ont un rapport avec quelque chose de très
présent et non de très lointain".
(...) Dès lors, en concevant tout son travail
dans une relation étroite à la notion
d'in situ (spécificité d'un
lieu géographique, historique ou architectural)
et d'archives (documents écrits, visuels,
sonores), Renée Green articule les différents
paramètres de l'exposition en tentant d'ordonner
les fragments d'une "archive de soi".
Elvan Zabunyan,
"Renée Green (des)orientations",
in Le journal du CNP, n°14, 07-27 août
2001
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