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Jennifer Lacey / Nadia Lauro / Zeena Parkin / Erin Cornell


Jennifer lacey
Vit et travaille à New York


Chorégraphies

Château of France # 3
Montpellier Danse 2002

$ Shot
La Criée centre d’art contemporain, Rennes, 2000

[Voice speaks] 14 tiny pictures, no more less
Tanz Theater, Darmstadt, 1998 ; Le Manège, Maubeuge, 1998 ; La Maison des Arts de Créteil, Paris, 1998 ; Performance Space 122, New York, 1998 ; Dancas Na Cidade, Lisbonne, 1997 ; Nouvelles Scènes, Dijon, 1997

Our Dainty Little Tracks (trio)
Performance Space 122, New York, 1997

Skin Mitten (solo)
Theater am Halleschen Ufer, Berlin, 1998 ; CDDC Toulouse, 1997 ; Festivel Arts-danse Bourgogne, Dijon, 1996 ; The Painted Bride, Philadelphie, 1995

Pleasant (quintet)
The danspace Project, New York, 1994

1161-Panzernacker (groupe)
Szene festival, Salzburg, 1994

Stereoscopics : Gladys Leaving (trio, duet with DD) , Flace (Read, Flurry, Sleep) (solo)
performance Space 122, New York, 1993 ; Szene festival, Salzbug, 1994 ; Movement research/Judson Church, New York, 1992

St-Zero Dreams
performance Space 122, New York, 1992 ; Movement research/Judson Church, New York, 1991

Creek Night
performance Space 122, New York, 1991



Nadia Lauro
Née en 1970
Vit et travaille à Paris


Architectures / Expositions
1999 LMX, Caisse des dépôts et consignations, Paris

1998 Dehove & Lauro, In vitro in vivo, Genève

1996 Dehove & Lauro, création de deux lignes de mobilier urbain
ligne Même heure, même endroit et ligne A toi de jouer


Danse contemporaine
1999 scénographie et costumes de If walls could talk, chorégraphie de Ami Garmon, Ménageire de verre, Paris


1999 scénographie et costumes de Reckless/Reckoning, chorégraphie de Florence Augendre et Salva Sanchez, Théâtre Sanchez. Théâtre Monty, Anvers


1998 scénographie et costumes de Poesia e Selvajaria, chorégraphie de Vera Mantero Culturgest, Lisbonne

1997 installations et costumes de Crash Landing@ Paris, projet d’improvisation initié par Mag Stuart, David Hernandez et Christine De Smedt

1997 scénographie et costumes de The knee bone nuance & Blue telling, chorégraphie de Ami Garmon, Ménagerie de verre, Paris

 

$ Shot
2000

chorégraphie : Jennifer Lacez
interprétation : Jennifer Lacez, Erin Cornell
installation visuelle : Nadia Lauro
musique : Zeena Parkins

Manifestation Déplacer, 17 mars - 9 avril 2000
Production La Criée centre d’art contemporain


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Jennifer Lacey / Nadia Lauro / Zeena Parkins / Erin Cornell , $ Shot , 2000
vidéo : Romain Tanguy
doits réservés la Criée / Romain Tanguy.

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« (...) Les deux danseuses - Erin Cornell et Jennifer Lacey - évoluent souvent à distance l'une de l'autre, parfois dans un contact fusionnel, sur de grandes poches de plastique remplies d'un liquide laiteux (mélange d'eau et de crème de beauté) conçue par l'artiste visuelle Nadia Lauro. Vêtues de shorts, de débardeurs/sweat-shirts et de sabots blancs, elles manipulent et entretiennent des rapports physiques intimes avec des coussins d'airs. Evoluant sur un sol instable et sur une improvisation sonore de la musicienne Zeena Parkins (manipulation de câbles, plastiques, ondes radiophoniques), elles procèdent par mouvements alternatifs et combinatoires d'états de stase, de fusion, de convulsion ou au contraire d'exploration lente des objets et de leurs propres corps - notamment l'expérience fondamentale du poids et du mouvement du bassin qui détermine le reste de la gestuelle du corps. Il faut aussi préciser la place des spectateurs qui sont assis au sol le long d'un des côtés des tapis laiteux, entretenant un rapport de proximité avec les corps en mouvement. Mais davantage qu'une proximité désirée, ce rapport particulier scène/public problématise l'ob-scène de la pornographie. L'ob-scène, c'est-à-dire l'en-deça de la scène, est ce qui annule le rapport scénique habituel d'une mise à distance suffisante du spectateur pour qu'il jouisse aisément de son statut de voyeur.

$ Shot déplace le dispositif pornographique, d'abord en annulant sa caractéristique première qui est la nudité explicite des corps engagés dans des rapports sexuels, puis en affirmant davantage l'ob-scène des corps qui s'exhibent et évoluent juste sous les yeux du spectateur, produisant un effet renversant du voir : je ne vois plus simplement mais je suis regardée de l'extérieur par ce qui se déroule sur la scène . Et ce qui s'y déroule n'a rien à voir au plaisir scopique masculin maîtrisant un objet de désir que serait le corps féminin. Mais plutôt, le déploiement du corps de femmes expérimentant des combinaisons inattendues aux objets renvoie chaque spectateur à ses propres limites ou possibilités de représentation du corps. »
Larys Frogier, "S'exposer, quand l'artiste dévisage la pornographie", in Catalogue Sous titrée X : la pornographie entre image et propos, Rennes : Edition P.U.R, 2001 (Collection Métiers de l'exposition)

 

 

 

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